Cours intensifs

La conférence GEOQuébec2015 est heureuse d'offrir six cours intensifs dans la programmation officielle. Cinq cours auront lieu à l'hôtel Hilton et un à l'Université Laval.
 


 

ANNULÉ SC1 - Présentation de la version française de la 4e édition du Manuel canadien d'ingénierie des fondations

Formateurs : Jean Lafleur, Paul Chiasson et Muhsin Elie Rahhal
Date : Samedi et dimanche, 19-20 septembre 2015
Horaire : 8h 30 - 17h 30
Langue d'instruction : Français
Coût : Avant le 1er août – 975 $; Le 1er août et après – 1075 $ (Étudiants 635 $)

La version française de la 4e édition du Manuel canadien d'ingénierie des fondations a été publiée en 2013. Jean Lafleur en était l’éditeur et il a accepté de diriger ce cours intensif de 2 jours sur le contenu. Les frais d’inscription incluent une copie du Manuel et le cours portera sur les domaines suivants:
Jour 1 : Introduction - définitions, identification des sols, reconnaissance des sites, conditions particulières sur sites, les états limites et le calcul aux états limites, calcul parasismique, capacité portante et tassement des fondations, fondations profondes - conception géotechnique;
Jour 2 : Fondations profondes - conception structurale/essais de chargement/contrôle des fondations profondes, drainage et filtres, contrôle des eaux souterraines, action du gel, amélioration des sols en place, pressions latérales, fouilles avec et sans soutènement, géosynthétiques – murs de sols renforcés.

À propos des formateurs :
 
Jean Lafleur a obtenu son doctorat de l’Université de Sherbrooke et a été professeur au département des génies civil, géologique et des mines de l'École Polytechnique de Montréal de 1977 à 2011. Il a enseigné et effectué des travaux de recherche et de consultation en géotechnique, en particulier sur l'application des géosynthétiques en génie civil et sur la stabilité des talus argileux. Il a participé à de nombreux cours intensifs et il est l'auteur de plus de 100 publications scientifiques dans le domaine des chaussées routières, des barrages en remblai et des ouvrages de protection de l'environnement.

Paul Chiasson est professeur au département de génie civil et doyen de la Faculté d’ingénierie de l’Université de Moncton. Il détient un doctorat de l’École Polytechnique de Montréal. Il enseigne la géotechnique et poursuit toujours des travaux de recherche sur le comportement mécanique des sols pulvérulents non saturés, la conductivité hydraulique des sols peu perméables et sur les approches probabilistes en géotechnique. Il a participé, organisé et animé plusieurs ateliers, cours intensifs et conférences.

Muhsin Elie Rahhal est professeur à l’École supérieure d’ingénieurs de Beyrouth de l’Université Saint-Joseph. Il a obtenu son doctorat de l’Université de Sherbrooke en 1997. Il enseigne et effectue des travaux de recherche en géotechnique, en particulier sur la rhéologie des sols, les fondations, la géotechnique sismique, la liquéfaction des sols, le zonage sismique, les glissements de terrain et les calculs fiabilistes en géotechnique. Il a travaillé sur l’étude du comportement des argiles et des sables de l’est du Canada sous sollicitations monotones et cycliques. Il est l'auteur de plus de 50 publications scientifiques et membre de plusieurs comités scientifiques internationaux.
 
SC2 - Quantitative risk assessment in geotechnical engineering: theory and applications, with emphasis on landslides, geohazards, offshore foundations and dams
 
Formateurs : Farrokh Nadim et Suzanne Lacasse
Date : Dimanche, 20 septembre 2015
Horaire : 8:30  – 17:30
Langue de la formation : Anglais
Coût : Avant le 1er août – $420; Le 1er août 2015 et après - $470 (étudiants $250)
 
La société et les réglementations exigent de plus en plus que les aléas et les risques associés aux activités d’ingénierie soient quantifiés. La méthode pour quantifier le risque associé aux aléas naturels et aux rendements d’installations existantes vise à répondre aux questions suivantes :
  • Quels sont les dangers appréhendés ? [Identification du danger]
  • Quelle serait l’ampleur et la fréquence du danger ? [Évaluation de l’aléa]
  • Quelles sont les éléments à risque ? [Identification des éléments à risque]
  • Quel pourrait être le degré de dommage des éléments à risque ? [Évaluation de la vulnérabilité]
  • Quels sont les conséquences ? [Estimation du risque]
  • Quel est le risque estimé ? [Évaluation du risque]
  • Qu’est-ce qui devrait être fait ? [Gestion du risque]
 
L'évaluation quantitative des risques (Quantitative Risk Assessment – QRA - en anglais) implique de passer à travers chacune des étapes énumérée ci-dessus, dont certaines nécessitent une analyse probabiliste. La QRA est un outil important pour tenir compte des incertitudes d’une conception, obtenir une marge de sécurité de la fiabilité et pour aider dans le processus de prise de décision. L'approche probabiliste fournit une structure rationnelle pour prendre en compte les incertitudes d’un ouvrage et évaluer la probabilité de la non-performance ou de la rupture.

Le cours présente l’évaluation des aléas dans l’évaluation quantitative des risques (QRA). Les méthodes pratiques pour faire des analyses probabilistes, tel que l’approche du premier ordre – second moment (first-order, second-moment – FOSM - en anglais), les méthodes de fiabilité de premier et de second ordre (first- and second-order reliability methods -FORM et SORM – en anglais), les techniques de simulation de Monte-Carlo et les arbres d'événements, seront décrits. La majeure partie du cours concerne l'application des approches de fiabilité dans la pratique géotechnique. Des exemples, entre autres, sur les instabilités des pentes, sur la calibration de coefficient de sécurité, sur les barrages, sur les fondations en mer, ainsi que sur la stabilité des pentes sous-marines sollicitées par des charges sismiques, seront abordés lors du cours.
 
À propos des formateurs :

Farrokh Nadim, ing. Ph.D. est directeur technique au NGI, ancien directeur du International Centre for Geohazards (ICG) et de la Chaire SIMSG TC32 intitulée "Engineering practice of risk assessment and management". Ses principaux champs d'expertise sont les aléas géologiques, les analyses de risques et de fiabilité, le génie para-sismique, et les travaux de fondation en mer. Il est l'auteur ou co-auteur de plus de 150 publications scientifiques et l'un des auteurs principaux du rapport spécial du IPCC (Intergovernmental Panel on Climate Change) intitulé «  Managing the Risks of Extreme Events and Disasters to Advance Climate Change Adaptation”.
 
Suzanne Lacasse, ing. Ph.D., a fait ses études à l'École Polytechnique de Montréal et au MIT. Elle a été directrice générale du NGI de 1991 à 2011, et elle agit maintenant comme directrice technique. Elle a été présidente de la Société canadienne de géotechnique SCG en 2003-2004. Depuis le milieu des années 80, elle a travaillé sur des applications de statistiques, et sur des concepts de probabilité et de fiabilité reliés au dimensionnement des fondations. Elle a donné la 37e « Lecture de Terzaghi » de l'ASCE en 2001, la 8e « Oration de Terzaghi » à l’ISSMGE en 2013 et la 55e « Rankine Lecture » de la conférence de l’ICE / BGA en 2015.
 
 
SC3 - Permafrost science and engineering applied to transportation infrastructure
 
Formateurs : Guy Doré et Chris Burn
Date : Dimanche, 20 septembre 2015
Horaire : 8h30 – 17h30
Langue de la formation : Anglais
Coût : Avant le 1er août – 420$; À partir du 1er août – 470$ (Étudiants 250$)
 
 
Ce cours en accéléré va traiter d’une multitude d’aspects géotechniques dans un environnement pergélisolé, ainsi que les pratiques en ingénierie des infrastructures de transports nordiques. Le cours va débuter par des considérations sur le régime thermique du sol en région pergélisolé. Ceci inclus une discussion sur les facteurs contrôlant la température et l’épaisseur du pergélisol, ainsi que sur la plage de température attendue dans le sol au courant de l’année. L’occurrence et le développement de la glace dans le pergélisol seront considérés en mettant l’accent sur le phénomène d’épaississement des lentilles de glace isolées. L’emphase sera mise sur l’importance de la présence et de la distribution des coins de glace, particulièrement sur le versant des pentes. Les principes et les méthodes d’investigation et de conception de route, de piste d’atterrissage, de voie ferrée et de toutes autres structures linéaires construites en milieu de pergélisol seront également inclus dans le cours. Le cours fournira les informations de base nécessaires à la compréhension du contexte et des défis pour la construction d’infrastructures linéaires sur le pergélisol. Les principes de base menant à une efficacité dans l’investigation, la conception et l’entretien des structures linéaires construites sur le pergélisol seront également présentés et discutés.
 
 
À propos des formateurs :
 
Guy Doré, ing. Ph.D., est professeur en ingénierie des chaussées au Département de génie civil de l’Université Laval depuis 1997. Il est très impliqué dans la recherche en ingénierie des chaussées et en ingénierie du pergélisol. Il est le co-auteur des livres « Cold regions pavement engineering » et « Guidelines for development and management of transportaion infrastructure in permafrost regions ». Il est actuellement titulaire de la Chaire de recherche industrielle NSERC sur l’interaction entre les camions, le climat et la chaussée, et il dirige le programme de recherche « ARQULUK » sur l’ingénierie du pergélisol appliquée aux infrastructures dans le domaine des transports.
 
Chris Burn, Ph.D., est professeur en géographie et études environnementales à l’Université de Carleton. Il est spécialisé en recherche sur le pergélisol depuis 1982. Ses recherches sont axées sur le Yukon et l’ouest de l’arctique. De 2002 à 2012, il était titulaire de la Chaire de recherche NSERC au Yukon et dans les Territoires du Nord-Ouest.  


SC4 - Workshop on numerical analysis for embankment and rockfill dams verification & validation for better prediction
 
Date : Dimanche, 20 septembre 2015
Horaire : 8:30 – 17:30
Langue de la formation : Anglais
Coût : Avant le 1er août – 420 $; Le 1er août et après – 470 $ (Étudiants 250 $)
 
Plusieurs barrages conçus et construits au Canada et ailleurs dans le monde ont présenté des comportements atypiques tels qu’une diminution de la rigidité des enrochements lors de la saturation de la première mise en eau ou le fluage à long terme. L'atelier donnera un aperçu de la pratique canadienne et internationale actuelle pour l'analyse contraintes-déformations des barrages en remblai et en enrochement. Ces développements seront présentés par des experts en mettant l'accent sur la vérification et la validation (V&V) pour une modélisation prédictive adéquate. Selon l'approche V&V appliquée à l'ingénierie des barrages, le comportement du barrage lors de son premier remplissage et durant sa vie utile constitue la problématique (modèle physique complet à grande échelle) et représente la cible des prévisions. L’approche V&V s’appuie sur des modèles physiques pour la partie «validation» du processus afin de démontrer l’exactitude des modèles mathématiques et numériques. Articulé autour de ces principes, l'atelier examinera les méthodes d’analyse contraintes-déformations des barrages à résidus miniers, en terre et en enrochement. Les procédures d'analyse seront illustrées par des exemples et / ou des études de cas réels en mettant l'accent sur les lois de comportement, les mesures des instruments de suivi de comportement, l'analyse statistique des données de surveillance, des essais de caractérisation des matériaux en laboratoire et in situ, des modèles statistiques de prédiction, des analyses de type «benchmarking», la modélisation couplée multiphysique, etc. Cet atelier est préparé en collaboration avec Hydro-Québec.

Coordonateur de l'atelier : Eric Péloquin, Hydro-Québec Production
Modérateur de l'atelier : Guy Lefebvre, Emeritus Professor, Université de Sherbrooke
Instructeurs : Lars Andresen - Norwegian Geotechnical Institute
                           François Duhaime - École de technologie supérieure de Montréal
                           Michael James - École Polytechnique de Montréal
                           Mourad Karray - Université de Sherbrooke
                           Jean-Marie Konrad - Université Laval
                           François Laigle - Électricité de France - DPIH - Centre d'Ingénierie Hydraulique
                           Denis LeBoeuf - Université Laval
                           Daniel Verret - Ingénieur en géotechnique au sein de l’unité Expertise en barrages d’Hydro Québec
                           Fjóla G. Sigtryggsdóttir - Earthquake Engineering Research Centre, University of Iceland
                           Mahdi Taiebat - University of British Columbia

Cliquez ici pour consulter l’agenda préliminaire et les mini-biographies des instructeurs.

 
ANNULÉ SC5 - Integration of geoscientific data into a geographic information system: Assessment of vulnerability to permafrost degradation (case study of the Inuit community of Salluit, Northern Québec, Canada)
 
Instructeur : Richard Fortier
Date : Dimanche, 20 septembre 2015
Horaire : 8:30  – 17:30
Langue d’instruction : Anglais
Coût : Avant le 1er août – 420 $; Le 1er août et après – 470 $ (Étudiants 250 $)
Ce cours sera donné à l’Université Laval. Le coût inclus le transport aller-retour de la conférence à l’Université Laval.
 
La vulnérabilité à des risques naturels est une connaissance géoscientifique fondamentale à considérer pour l’aménagement du territoire. Par exemple, l’identification des zones vulnérables aux glissements de terrain permet aux aménagistes d’éviter ces zones lors des projets de développement. Une évaluation de la vulnérabilité doit être basée sur toutes les informations géoscientifiques disponibles et pertinentes d’une région d’étude. Dans le cadre de ce cours intensif, une étude de cas sur l’aménagement d’un territoire en régions froides sera vue. Des couches thématiques de la vulnérabilité à la dégradation du pergélisol de la communauté Inuite de Salluit, Québec nordique, Canada, seront produites à partir des sommations pondérées de couches primaires (pentes, dépôts quaternaires, drainage des eaux de ruissellement, contenu en glace du pergélisol et formes indicatrices). La rasterisation de ces couches primaires, leur classification et cotation, et leurs sommations pondérées seront effectuées dans un système d’information géographique (SIG) sous la plate-forme ArcGIS 10.1. Ces couches thématiques pourront être ensuite employées pour l’aménagement du territoire. Chaque participant produira son propre SIG pour évaluer la vulnérabilité à la dégradation du pergélisol sur un poste de travail dans un laboratoire d’informatique à l’Université Laval sous la supervision du Professeur Richard Fortier. Ce cours intensif est une introduction à ArcGIS 10.1.
 
À propos du formateur :
 
Le professeur Richard Fortier est un ingénieur physicien spécialisé en géophysique et génie des régions nordiques. Ses intérêts de recherche portent sur l’auscultation par méthodes géophysiques (tomographie de polarisation provoquée, profilage de géoradar et sismique réfraction) et géotechniques (essai de pénétration au piézocône électrique et sismique, échantillonnage) du pergélisol, l’étude de la dégradation du pergélisol sur les milieux naturels et les infrastructures nordiques, et la modélisation numérique du régime thermique du pergélisol affecté par les changements climatiques.

 
ANNULÉ SC6 - Seismic soil-structure interaction
 
Formateur : Liam Finn
Date : Dimanche, 20 septembre 2015
Horaire : 8:30 - 17:30
Langue de la formation : Anglais
Coût : Avant le 1er août – $420; à partir du  1er août – $470 (étudiants $250)
 
 
L’interaction sol-structure a deux composantes principales : un modèle approximatif, mais adéquat, de l’interaction entre le sol et la structure et la sélection des signaux sismiques appropriés pour l’analyse. Les deux aspects sont couverts par le cours.
D’abord, une introduction à la nouvelle approche probabiliste sur les signaux sismiques dans le CNBC 2015 est présentée et leur impact sur la conception de la structure ainsi que sur la liquéfaction sismique sont discutés. Ensuite, le choix et la modulation des signaux  retenus pour l’analyse de la réponse du sol et des structures d’un site sont expliqués et le nombre de signaux sismiques nécessaires pour garantir une réponse fiable est abordé. Ces informations seront également utiles pour traiter avec le CNBC (2015) et le nouveau code des ponts.

Le rôle de l’interaction sol-structure (SSI) dans la réponse sismique des fondations sur dalle, sur pieux, des ponts, des grands bâtiments et des murs profonds de sous-sol sera présenté dans un contexte des meilleures pratiques courantes. Afin d’éviter la perte de temps d’une analyse dynamique non linéaire, la pratique actuelle simplifie le modèle de calcul en séparant le sol et la structure et en simulant l’interaction à l’aide de ressorts non linéaires, par exemple des courbes p-y pour des pieux simples et en plus, des facteurs d’interaction pour des groupes de pieux. Plusieurs des facteurs quantitatifs dans la pratique moderne sont basés sur des recherches anciennes et/ou limitées et les recherches plus récentes ont établi leur faiblesse. Par exemple, les facteurs d’interaction de l’interaction pieu-sol-pieu recommandés par l’AASHTO et la FEMA sont basés sur des essais sur des petits groupes de pieux alors que de récentes recherches ont démontré que les recommandations sont inadéquates pour les grands groupes de pieux. Globalement, la pratique courante sera évaluée en analysant la réponse à de fortes secousses sismiques d’un pont instrumenté en Californie et en comparant les données calculées et mesurées. Tous ces aspects seront clairement expliqués et des recommandations seront proposées pour améliorer les méthodes actuelles de traitement dans l’analyse de l’interaction sol-structure.
 
À propos du formateur :
 
Liam Finn, Ph.D., est professeur émérite à l’Université de la Colombie-Britannique. Le champ de recherche principal de M. Finn est l’ingénierie de la géotechnique dynamique avec des intérêts particuliers pour la liquéfaction, la réponse sismique des sites et des structures, l’évaluation de la sécurité sismique des barrages, la réponse sismique des fondations sur pieux et les risques sismiques.